LE CINÉ

LION

Pleurer de la première scène d’un film à la dernière, et ne pas s’arrêter même une fois hors du cinéma? Ah ouioui, c’est possible. J’ai testé.

 À l’âge de cinq ans, le jeune indien Saroo est adopté par un couple d’australiens. Désormais jeune adulte entièrement intégré à ce nouveau pays, les souvenirs remontent et son passé ressurgit, occupant une place de taille dans son quotidien. D’où vient-il? Quel fut son parcours? Comment se porte sa famille biologique? En quête de réponses, parviendra-t-il à reconstruire son identité? 

Avant toute chose, il faut savoir que Lion est tiré d’une histoire vraie. Et qui dit histoire vraie dit parcours réel, problématique ancrée dans la réalité et démultiplication des sentiments. Parce qu’en ce qui me concerne, il s’avère quand même que je visionne un film différemment quand les enjeux ne sont pas inventés.

Le film est découpé en deux parties. Dans la première, Saroo est enfant. On rencontre ce garçon, son quotidien, son parcours. Dans la seconde, c’est le garçon devenu jeune adulte qu’on découvre. Il y a donc clairement une distinction avant/après : pas franchement de flashs backs au rendez-vous, ce sont des histoires complètes sans trop de coupures qui sont contées.

Je ne veux pas spoiler l’intégralité de l’histoire donc je vais me retenir de tout détailler (le self control avant tout), mais histoire de distinguer les différents aspects qui m’ont absolument fait kiffé, je vais les cibler en les présentant un à un.

LES IMAGES

Dès les premières images, tu sais que niveau visuel ça va être dingue. Alors je veux bien sûr parler des paysages (comment vous dire que l’Inde, tout comme l’Australie, ça envoie), mais aussi de la qualité des prises de vue. Je ne saurais pas trop dire comment ni pourquoi, mais les lumières et les couleurs sont ultra intenses. Que l’intrigue se déroule dans un endroit confiné ou au grand air, que la luminosité soit très faible ou qu’on se concentre sur des couleurs vives, on a affaire à une authenticité sublimée (ouah la meuf tente des expressions chelous)

LES ACTEURS

Bon à vrai dire quand je parle des acteurs je retiens surtout la prestation du petit Sunny Pawar, qui joue Saroo enfant. Pourquoi? Parce que je pense que c’est en grande partie lui qui a provoqué cette explosion de larmes. La manière dont il se comporte, ses mimiques d’enfant mignon, son air innocent… Franchement t’as besoin de regarder plusieurs de ses interviews pour te convaincre que c’est pas vraiment lui qui a dû affronter toutes ces épreuves.

Au casting on notera aussi Nicole Kidman (Moulin Rouge), Rooney Mara (Millenium) ou encore Dev Patel (Slumdog Millionaire)… du beau monde quoi!

LE CONTEXTE

Ça aurait quand même été étrange que j’écrive cet article sans parler du fin fond du problème évoqué dans ce film. Parce que la réalité qui est décrite ici est du genre à te faire réfléchir un long moment. La surpopulation dans les villes fait flipper, la condition des femmes fait flipper, le destin réservé aux enfants fait flipper… Pour tout vous dire, le film s’achève sur une phrase indiquant qu’en Inde, ce sont 80 000 mineurs qui sont portés disparus chaque année. Un chiffre fou qui agit comme un puissant rappel de tout ce qui reste encore à arranger dans ce monde de tarés.

Ce film très très beau, je le conseille à tous. Vraiment vraiment. Alors munissez-vous de vos mouchoirs et foncez au ciné! Je pense qu’il y est encore programmé…

Apolline 

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